SOCIÉTÉ NATIONALE DE L'HISTOIRE ET DU PATRIMOINE DE LA GENDARMERIE | SOCIÉTÉ DES AMIS DU MUSÉE DE LA GENDARMERIE

Police républicaine du Bénin

La Gendarmerie nationale béninoise est l’héritière de la Gendarmerie nationale française implantée au Dahomey, nom donné à cette colonie française entre 1894 et 1958. Cette dernière est organisée en sections par le décret n° 49-1365 du 23 août 1949, puis en groupes de gendarmerie avec la décision interministérielle du 27 novembre 1957.
Un mois après la proclamation d’indépendance de la République du Dahomey en août 1960, la Gendarmerie nationale du Dahomey est créée par l’arrêté n° 492/DFSA du 11 septembre 1961. Le 5 octobre 1961, le lieutenant-colonel de gendarmerie Teulière est délégué dans les fonctions de premier directeur de la Gendarmerie nationale, secondé par le capitaine Adandedjan. Ce dernier, promu chef d’escadron, est nommé directeur en 1963.

Après une période d’instabilité politique chronique dans les années 1960, le Dahomey devient la République populaire du Bénin le 30 novembre 1975, à la suite du coup d’État de Mathieu Kérékou. La nouvelle orientation politique du pays, d’inspiration marxiste-léniniste conduit à un bouleversement des institutions. La création en 1977 des forces armées populaires entraîne la réforme de la gendarmerie qui devient le Commandement des compagnies des forces de sécurité publique. En février 1990, la Gendarmerie nationale retrouve son nom et ses missions traditionnelles. Le décret n° 90-329 du 8 novembre 1990 consacre cette renaissance. Le décret n° 95-383 du 22 novembre 1995 lui donne un cadre administratif et structurel. Il est abrogé par une série de décrets pris le 20 février 2001, qui fixent les attributions, l’organisation et le fonctionnement de cette institution.

Le 1er janvier 2018, à la suite de la loi n°2017-41 du 29 décembre 2017, gendarmerie et police sont fusionnées dans un seul et même corps de police dénommé « Police républicaine ». Cette réforme était l’un des objectifs du programme d’actions du gouvernement (PAG) 2016-2021 et du plan National de Développement (PND) 2018-2025 qui déclinait la vision prospective « Bénin 2025 Alafia ».

Placée jusqu’en 2020 sous l’autorité du Président de la République, elle est placée sous la tutelle du ministre de l’Intérieur. Force de sécurité publique, elle se présente également comme une force paramilitaire en charge de cinq missions, l’ordre public et la sécurité intérieure, la protection des institutions et installations de l’Etat, le respect des lois et règlements, la protection des personnes et des biens et la police aux armées.