SOCIÉTÉ NATIONALE DE L'HISTOIRE ET DU PATRIMOINE DE LA GENDARMERIE | SOCIÉTÉ DES AMIS DU MUSÉE DE LA GENDARMERIE

Au-delà des « gendarmeries » prises individuellement, il existe des organisations internationales dont la vocation est d’améliorer les échanges, les pratiques et les coopérations entre ces forces :

1 – la FIEP

(acronyme des pays fondateurs de cette association : France-Italie-Espagne-Portugal) composée de :

Gendarmerie Nationale, France
Arma dei Carabinieri, Italy
Guardia Civil, Spain
Guarda Nacional Republicana, Portugal
Jandarma, Turkey
Koninklijke Marechaussee, The Netherlands
Gendarmerie Royale, Morocco
Jandarmeria, Romania
Gendarmeria Nacional, Argentina
Carabineros, Chile
Gendarmerie Forces, Jordan
Lakhwiya Forces, Qatar
National Guard, Tunisia
National Council of the General Commanders of the military Police and military Fire corps, Brazil
National Security Forces, Palestine
National Guard, Ukraine
National Gendarmerie, Djibouti
National Guard, Kuwait
Gendarmerie Nationale, Senegal

Partenaire : Viešojo Saugumo Tarnyba, Lietuva (Lituanie)

Observateur : Jandarma, Türkiye (Turquie)

source : http://www.fiep.org/about-fiep/the-association/

2 – la FGE (Force de gendarmerie européenne) – source : https://eurogendfor.org

Les expériences passées dans les opérations de soutien à la paix ont souligné que les missions de police dans la gestion des crises internationales sont un outil essentiel pour la prévention des conflits et le renforcement de la stabilité internationale.

EUROGENDFOR est proposé comme un atout opérationnel, pré-organisé, robuste et rapidement déployable, capable d’effectuer toutes les tâches de police. EUROGENDFOR peut être mis principalement à la disposition de l’UE, de l’ONU, de l’OSCE, de l’OTAN et d’autres organisations internationales ou coalitions ad hoc.

Le statut militaire des forces composant l’EUROGENDFOR et leurs capacités à couvrir l’éventail complet des fonctions de police confèrent la flexibilité nécessaire pour opérer sous une chaîne de commandement civile et, dans certaines circonstances, même sous une chaîne de commandement militaire. Les circonstances seront définies et convenues au cas par cas en tenant compte du scénario, de la mission et de la force à déployer. Son mandat est toujours soutenu par une base juridique claire consistant en des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l’ONU ou sur des directives politiques de l’UE ou d’autres OI.

La valeur ajoutée que peut apporter EUROGENDFOR à la gestion internationale des crises, en termes de potentiel à offrir, est double : un outil adapté pour agir dans un environnement non coopératif voire hostile, notamment lors de missions de substitution, et une capacité de déploiement rapide.

A ce jour, EUROGENDFOR est composé des membres suivants :

Gendarmerie Nationale, France
Arma dei Carabinieri, Italy
Guardia Civil, Spain
Guarda Nacional Republicana, Portugal
Jandarma, Turkey
Koninklijke Marechaussee, The Netherlands
Jandarmeria, Romania
Zandarmeria Wojskowa , Poland
Viesojo Saugumo Tarnyba, Lituania

3 – Organisation des gendarmeries africaines

Initiée à Dakar en 2003, l’organisation des gendarmerie africaines (OGA) est née de la volonté des forces africaines de lutter plus efficacement contre la criminalité organisée transnationale et de combattre les menaces émergentes (réseaux, cybercriminalité).

Fondée sur un renforcement des échanges institutionnels et de bonnes pratiques sur les sujets d’intérêt communs tels que la lutte contre la criminalité organisée, le terrorisme, la sécurité publique ou encore le maintien de l’ordre, l’OGA s’est également dotée d’une capacité de coopération judiciaire opérationnelle.

A ce jour, 17 nations y sont représentées : Bénin, Cameroun, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Guinée Bissau, Guinée équatoriale, Madagascar, Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, République centrafricaine, Sénégal, Togo.

L’OGA en tant qu’instrument de coopération internationale à l’échelle du continent s’est structurée autour de quatre organes exécutifs :

– la conférence des directeurs,

– un secrétariat exécutif,

– des bureaux sous-régionaux,

– des bureaux nationaux.

Le financement de l’OGA repose essentiellement sur les cotisations des pays membres, complétés éventuellement par des financements internationaux. Les membres du secrétariat exécutif bénéficient dans le cadre de leur mission du statut de personnel diplomatique.

Cette organisation prévoit ainsi le développement des interactions e ntre les forces au travers de recherches de financements, d’actions de formation, d’appui au développement technique mais également par l’échange d’informations à caractère policier sous réserve des restrictions et autorisations propres à chaque législation nationale.

S’appuyant sur la Convention internationale de Dakar (lieu du siège permanent de l’organisation) adoptée en 2003, les membres de l’OGA ont progressivement entrepris les transpositions juridiques nationales permettant le développement de cette coopération à la fois technique et opérationnelle.

A terme, le développement d’un outil commun d’information et de renseignement au travers du système d’information des gendarmeries africaines sera de nature à densifier significativement cette coopération au même titre que le rapprochement avec d’autres structures de coopération policière (INTERPOL notamment).

Les thématiques fortes abordées lors des conférences plénières des commandants, directeurs généraux et chefs d’État-major de l’organisation ont ainsi permis d’aborder les voies et moyens de lutte contre la cybercriminalité (Dakar 2015) et les stratégies à développer face à la menace terrorisme (Dakar 2018).

4 – L’organisation TAKM

La TAKM, entité acronyme des quatre nations fondatrices Turquie, Azerbaïdjan, Kirghizistan et Mongolie, est une organisation des forces de sécurité eurasiennes dotées d’un statut militaire. Elle a été créée en 2013 suite à l’initiative de la gendarmerie turque.

En 2014, le traité signé entre ces pays a été suspendu car la force de sécurité mongole a perdu son statut militaire.

L’objectif de cette organisation est le développement de la coopération opérationnelle, l’échange de connaissances et d’expériences entre les services des nations partenaires.

La Turquie, opérant en tant que nation pilote de l’organisation, est représentée par le commandement de la Jandarma. A ce titre, la gendarmerie turque s’attache à développer les relations et les coopérations entre les différentes institutions turcophones notamment au niveau de la formation ainsi que de l’équipement des forces partenaires.

Les prémices de cette initiative eurasienne permettent ainsi d’entrevoir la double finalité opérationnelle et institutionnelle de cette organisation, s’inspirant à la fois de la force de gendarmerie européenne et de la FIEP.