La prison de Spandau fut construite dans les années 1870 sous le règne de l’Empereur Guillaume II et pouvait « recevoir » quelques centaines de prisonniers. C’était une importante bâtisse, sinistre, aux allures de forteresse, en briques rouges comme beaucoup de constructions de la région.
Au cours du procès de Nuremberg qui jugea les principaux criminels de la dernière guerre, vingt et un furent condamnés à mort par pendaison et sept à des peines allant de cinq ans à la perpétuité. Ces derniers furent transférés à la prison de Spandau.
Les trois derniers prisonniers furent :
- Rudolf Hess (prisonnier n° 7)
- Baldur von Schirach (prisonniers n° 1)
- Albert Speer (prisonnier n° 5)
Il avait été décidé qu’à tour de rôle et chaque mois chacune des nations victorieuses exercerait la surveillance des prisonniers. Il y eut donc un mois américain, un mois anglais, un mois français et un mois russe ! La passation de service, très protocolaire avait lieu chaque début de mois par une cérémonie qui se déroulait devant la porte de la prison entre la garde « montante » et la garde « descendante ». Chaque nation « Alliée » exerçait ainsi son autorité durant ce mois ! Cela allait des quatre directeurs aux militaires qui étaient chargés de la surveillance de la prison avec passages des consignes. Pour la France, c’est la Gendarmerie nationale qui était chargée de cette mission.
La prison fut entièrement démolie après le décès (17 août 1987) de son dernier et unique occupant Rudolf Hess, condamné à perpétuité puis réduite en poussières qui furent dispersées dans la mer Baltique afin de ne pas devenir un lieu de culte pour d’éventuels néonazis.
(source : STE AMICALE ELEVES ET ANCIENS ELEVES ECOLES SERVICE DE SANTE ARMEES ET ECOLE DU VAL DE GRACE)
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