SOCIÉTÉ NATIONALE DE L'HISTOIRE ET DU PATRIMOINE DE LA GENDARMERIE | SOCIÉTÉ DES AMIS DU MUSÉE DE LA GENDARMERIE

L’histoire du 45e bataillon de chars de la gendarmerie résume à elle seule toutes les hésitations, les ambiguïtés, les tergiversations politiques et militaires qui caractérisent l’évolution de la gendarmerie des années Trente.

Résolument orientée, après la guerre, par son premier directeur, le colonel Plique, vers des missions civiles, la Gendarmerie est bien obligée de s’adapter aux circonstances qui, pour ce qui la concerne, touchent d’abord aux menaces de troubles à l’ordre public qui apparaissent très nettement à la fin des années Vingt, puis aux risques de guerre qui ne cessent de croître à partir de 1934.

Certes, des pelotons mobiles de Gendarmerie sont bien créés au début des années Vingt, mais ils seront la plupart du temps utilisés, par la gendarmerie départementale, comme troupes auxiliaires pour exécuter les tâches ingrates que les gendarmes départementaux répugnent à exécuter.