Société Nationale de l'Histoire et du Patrimoine de la Gendarmerie - Force publique - SNHPG
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Carnet des manifestations

Baptême de la caserne général Radet, à Metz

Le 13 mai, la caserne qui regroupe toutes les unités de gendarmerie de Metz ainsi que l’état-major du commandement de la gendarmerie de la zone Nord-Est a pris le nom de « caserne général Étienne Radet ». À cette occasion, une prise d’armes, présidée par le général de corps d’armée Vechambre, réunissait divers détachements de gendarmerie de la résidence de Metz. De nombreuses autorités civiles et militaires ainsi que des descendants du général Radet assistaient à cette cérémonie suivie d’une opération « portes ouvertes » particulièrement réussie.

Cette caserne, construite au début des années soixante, n’avait pas de lien avec la mémoire de la Gendarmerie. Cette lacune est comblée. Elle porte désormais le nom d’un général illustre de la Gendarmerie nationale, Lorrain de surcroît.

En effet, Étienne Radet naît le 19 décembre 1762 à Stenay (Meuse). En 1777 il s’engage. Le 4 août 1780, il a 18 ans et porte l’uniforme du régiment de la Sarre avec lequel il part pour les Antilles afin de défendre la colonie française de Haïti contre les Anglais. Revenu en Meuse, il se déplace à Varennes-en-Argonne où il devient cavalier de maréchaussée. Il en démissionne en 1790 et entre dans la garde nationale de Varennes. Le 22 juin 1791, Radet se trouve directement impliqué dans l’arrestation de Louis XVI. Il tente de faire évader le roi, mais sans succès. Il sera jugé pour cette action, mais acquitté. Il monte en grade dans la garde nationale. Il est nommé chef de légion de gendarmerie en Avignon. C’est là qu’il rencontre Bonaparte qui revient d’Égypte. Bonaparte l’apprécie. Devenu Premier Consul, il appelle Radet à Paris et lui confie, en 1800, le poste nouvellement créé d’inspecteur général de l’arme.

Radet travaille sans compter pour mettre sur pied un règlement de la gendarmerie. Bonaparte veut confier à la gendarmerie des missions de police secrète. Radet refuse. Il est disgracié et envoyé commander la légion de Corse. Rappelé par l’empereur, celui-ci lui confie la réorganisation des gendarmeries dans les royaumes d’Italie, de Toscane et de Naples. En conflit avec le pape, Napoléon annexe en 1806 plusieurs états pontificaux. Le pape excommunie l’empereur. Celui-ci décide de faire arrêter le pape. C’est Radet qui a en charge cette mission. Radet, fervent catholique, a du mal à s’y résoudre, mais exécute les ordres.

Chargé de mettre en place des gendarmeries dans les pays du Nord de l’Europe, Radet n’est pas seulement un organisateur, c’est aussi un combattant. Lors de la retraite de Russie c’est lui qui organise le repli. Après l’abdication de Napoléon le 6 avril 1814, il rejoint très momentanément le camp des royalistes, mais il ne résiste pas à l’engouement suscité par le retour de l’empereur de l’île d’Elbe. Napoléon le nomme à nouveau inspecteur général de la gendarmerie. À Waterloo, Radet se bat comme un brave ; il est blessé. En août 1815, il rentre à Varennes. Arrêté le 4 janvier 1816, il sera jugé pour insoumission et rébellion à l’autorité légitime, condamné et écroué pendant 3 ans à Besançon avant d’être gracié par le roi le 24 décembre 1918. Il décède le 28 septembre 1825.

Il est enterré au cimetière de Varennes-en-Argonne.  Accès à la biographie d'Étienne Radet ici.

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