Société Nationale de l'Histoire et du Patrimoine de la Gendarmerie - Force publique - SNHPG
Loading
Pour consulter notre catalogue des publications et commander rapidement vos ouvrages cliquez sur la rubrique LIBRAIRIE

La vie de l'Association

Le général Louis Beaudonnet, soldat, combattant, gendarme.

 Le général Louis Beaudonnet, figure emblématique de la Gendarmerie Nationale, nous a quitté le 16 avril 2014 à l’âge de 90 ans. Ses obsèques ont eu lieu le 22 avril 2014 à la cathédrale Saint Louis des Invalides pour l’office religieux et dans la cour d’honneur des Invalides pour les honneurs militaires. Ces cérémonies étaient présidées par le général d’armée Denis Favier, directeur général de la Gendarmerie Nationale.                                     

 

  

LE GÉNÉRAL LOUIS BEAUDONNET,

soldat, combattant, gendarme

 

Général Louis BeaudonnetLouis Beaudonnet est né le 25 octobre 1923 à Verdun, où son père, ancien combattant de 1914 puis prisonnier de guerre, participait, comme officier du génie, à la remise en état de la ville, à la préservation des vestiges des lieux de combat et à la remise en ordre des sépultures. Il suit son père au gré des mutations de celui-ci, à Montrouge, à Metz puis à Versailles. Sa voie est déjà toute tracée et c’est très logiquement qu’il rejoint, du lycée Hoche à Versailles, le Prytanée Militaire à La Flèche, avec l’un de ses frères, le 7 novembre 1939. Pour peu de temps, hélas. Le 14 juin 1940, le Prytanée est fermé à La Flèche, avant d’être momentanément reconstitué en établissement scolaire démilitarisé à Valence. Le jeune Beaudonnet est à Valence où, avec ses camarades de classe de math sup, il rêve de revanche. Mais comment ? Seule l’armée d’armistice offre une issue à court terme. Aussi Louis Bonnet s’engage comme sapeur au 7ème régiment du génie qu’il rejoint le 27 octobre 1941. L’invasion de la zone Sud et la dissolution consécutive de l’armée d’armistice met fin à ses projets sous cette forme, mais pas à son désir de préparer la revanche. Il ne reste plus que la Garde. La Garde, c’est la nouvelle voie qu’il choisit. En janvier 1943, il est élève garde à Montluçon au 4ème régiment de la Garde.

En 1944 commence vraiment une longue et prestigieuse carrière militaire de près de 40 années. Avec son escadron, le 4e escadron du 4e régiment de la Garde intégré au groupement Daucourt, il participe à la libération de l’Alsace et notamment aux combats de Kilstett en janvier 1945.

Après un séjour en occupation en Allemagne et une préparation à l’Ecole de Gendarmerie de Mamers, Louis Beaudonnet est admis, en janvier 1946, à l’Ecole d’Application de la Gendarmerie, à Melun. Il fait partie de la seconde promotion de l’Ecole, mais la première à effectuer une scolarité complète de 12 mois. A la fin de son stage, l’aspirant Beaudonnet choisit son affectation : commandant de peloton à la 2ème légion de Garde Républicaine de Marche en Indochine. Il débarque à Saïgon le 9 mars 1947.

Le sous-lieutenant Louis Beaudonnet passera 5 années et demie dans ce pays qu’il aimera. Il y trouvera son épouse qui lui donnera quatre enfants. Il y perd aussi son frère Jean, sous-officier des troupes coloniales, mort au combat, en 1950. Il y servira avec ferveur, honneur et valeur. Engagé au feu à plusieurs reprises, il montrera ses qualités de chef. Six fois cité, gravement blessé au feu, il sera fait chevalier de la légion d’honneur en 1953 à 29 ans. Son long séjour en Indochine sera entrecoupé par une affectation de deux ans au détachement de Gendarmerie de l’Afrique Occidentale Française. Il y exercera divers commandements au Dahomey, en Côte d’Ivoire et au Togo.

Le combattant en Algérie

A la fin de la guerre d’Indochine, à peine promu capitaine, Louis Beaudonnet est affecté en Algérie. Il y séjournera dix ans dans 4 affectations successives. Tout d’abord commandant l’escadron 6/ter de Gendarmerie Mobile et le sous-quartier de Bordj-Bou-Arreridj, puis commandant la compagnie de gendarmerie départementale d’Affreville, commandant l’escadron prévôtal de La Régaya et enfin officier d’état-major « renseignement » à la base de Mers el-Kébir. Blessé par balle, en opération, alors qu’il commande la compagnie d’Affreville, cité quatre fois au cours de son séjour, le capitaine Beaudonnet se voit décerner la croix de la valeur militaire avec palme ; il est fait officier de la légion d’honneur en 1963.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                             Le combattant                                                                                                         Le gendarme              

En 1966, le chef d’escadron Beaudonnet connaît, enfin, sa première affectation de temps de paix en métropole. Il commande le groupe d’escadrons 1/15 de Gendarmerie mobile à Lyon.

En avril 1970, à la demande du Commandant en chef des Forces Armées en Allemagne qui le connaît bien, il est affecté à l’état-major du commandement de la gendarmerie des FFA à Baden, avant de commander la prévôté de la 3ème division de la zone sud des FFA à Fribourg. Ses connaissances en langue allemande, l’estime qu’il porte aux militaires de l’armée de terre qu’il a toujours considérés, tout au long de sa carrière, comme ses frères d’armes, lui rendent la tâche aisée.

En 1976, le colonel Beaudonnet prend le commandement du 2e groupement de Gendarmerie de la Légion de Gendarmerie de l’Ile de France à Maisons-Alfort. Il quitte le service le 26 octobre 1981, promu général de brigade dans la 2e section des officiers généraux. Il est commandeur de la légion d’honneur et commandeur de l’ordre national du mérite. Il sera élevé à la dignité de grand officier de la légion d’honneur en 1983 et à celle de grand-croix de l’Ordre National du Mérite en 1998.

  

Honneurs militaires dans la cour d'honneur des Invalides le 22 avril 2014

Société Nationale de l'Histoire et du Patrimoine de la Gendarmerie - Force publique - SNHPG